L'article du mois (mai 2019)

Vol 53 No 1 (2019): OENO One, 53, 1

 L'effet "Millésime" souvent évoqué pour parler des différences d'un vin d'un même vignoble d'une année sur l'autre, est le fait des variations inter-annuelles du climat. Ainsi, la question du climat "idéal" permettant de produire le vin "parfait" interroge nombre d'amateurs du vin. Bien que vouloir classer les millésimes selon leur "qualité" est un exercice délicat, dans la mesure où la perception de la "qualité" de tel ou tel millésime diverge selon les producteurs, amateurs, ou encore journalistes spécialistes du vin,

il est utile de connaître quelles conditions climatiques entraine la production de vins largement appréciés et celles qui conduisent au contraire à produire des vins peu appréciés. Des chercheurs américains (University of Virginia et Lindfield Collège) ont élaboré une base de données de notes attribuées chaque années aux vins blancs et rouges de Bourgogne par de nombreux journaux et critiques sur une période de 55 ans Il ot tiré une classification des millésimes en combinant les rang de chaque critique. En collaboration avec le Centre de Recherches de Climatologie, ils sont analysé les liens entre ces notes et les conditions climatiques du millésime. Leur étude montrent que les millésimes dont sont issus des vins rouges les mieux notés sont ceux présentant une amplitude thermique diurne élevée durant saison végétative. D'une manière générale, les "bons" millésimes sont plus fréquents lorsque le début de cycle est pluvieux mais qu'un temps sec domine en période de formation et de maturation des raisins.

Ces travaux ont fait l'objet d'une publication dans la revue internationale open access (gratuite) Oeno One. L'intégralité de l'article est consultable ici.