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Professeur émérite
Fondateur du CRC
Centre de Recherches de Climatologie Tropicale - Université de Dijon - 1969
Actuellement retraité

LA CARRIÈRE MILITAIRE


Parallèlement à mon activité universitaire, j’ai mené une activité militaire qui ne s’est jamais départie depuis ma mobilisation en 1940… (1940-2012… plus de 70 ans).

Cette activité s’articule en quatre périodes :

·      sous les drapeaux (la guerre),

·      la transition entre la phase officier de troupe et officier d’État-major,

·      la phase officier d’État-major (ORSEM),

·      la phase IHEDN.

 
Sous les drapeaux : la Guerre 1939-1945

Mobilisé du 16 avril 1940 au 28 novembre 1942 ; rappelé le 1er mars 1945, renvoyé dans mes foyers le 7 septembre de la même année. Un total de trois années sous l’uniforme.

Appelé en avril 1940, je rejoins le dépôt de Montélimar. Reçu dans une école d’élève-officier, je pars à Fontenay-le-Comte (extension de Saint-Maixent). C’est là que la poussée allemande nous amène à nous organiser en centre de résistance qui doit s’intégrer dans la ligne de défense comprenant aussi les écoles militaires de la France médiane (couvrant donc le sud) dont l’École de Saumur. Saumur recevra le choc de l’envahisseur et écrira l’une des belles pages de ceux de 1940. À Fontenay-le-Comte, nous ne subirons pas ce choc et décrocherons en direction de Bordeaux-Libourne où nous serons intégrés à la tête de pont couvrant le départ du Massilia. À ce moment-là, nous aurons été transformés en régiment de marche.

Après un passage par Tonneins, sur la Garonne, notre école devenue régiment, remonte sur Clermont-Ferrand (caserne du 92e RI). C’est là que les examens de sortie ont lieu et que sont désignés ceux qui deviennent Aspirants de réserve. Je suis alors affecté, avec ce grade, le 28 août 1940, au 10e Bataillon de Chasseurs à Pied à Neuville-sur-Ain, entrant ainsi dans l’Armée de l’Armistice. Je serai commandé, durant ma présence au 10e BCP, entre autres, par le Commandant Ély, le futur collaborateur du général de Gaulle. J’aurai, durant un hiver, à commander la Section d’Éclaireurs-skieurs du bataillon.

Je ferai partie, en novembre 1942, du contingent désigné pour occuper le secteur fortifié de Toulon. Je prendrai position avec ma section, dans la partie orientale du dispositif, le Pradet, avant d’être démobilisé et renvoyé à Pont d’Ain/Neuville-sur-Ain. Durant mon court séjour au Pradet, j’aurai à préciser que je me considère comme étant du côté des Alliés, au cas où ils débarqueraient. Cette attitude personnelle rejoint l’information, devenue historique, selon laquelle les troupes à terre du secteur de Toulon n’entendaient pas entrer dans une stratégie pro-allemande. Avant mon départ du secteur fortifié de Toulon, j’aurai l’occasion de monter sur le Vaisseau-amiral de la flotte de Haute Mer commandée par l’amiral Laborde, le croiseur Strasbourg. C’est à propos de cette visite que j’aurai l’occasion d’assister à l’affrontement des amiraux Laborde et Marquis (ce dernier, Préfet maritime de Toulon). Le Strasbourg sera sabordé quelques jours après.

À ma démobilisation fin novembre 1942, je rentre à Besançon. Entre début 1943 et mars 1945, je reprends mes études, occupe un poste d’instituteur, évitant ainsi le STO, puis, très vite, un poste de professeur intérimaire. Je prends, comme il se devait, des contacts avec les milieux de la Résistance. Mal conseillé par un ami de collège retrouvé par hasard, dans un contexte où il était difficile de retrouver mes marques puisque j’avais quitté la région pendant deux ans environ, mais aussi rompu à la discipline et à la logique du combat d’infanterie, je ne peux accepter la mission qui m’est confiée, dont je ne comprends pas le processus (rejoindre in extremis, donc au moment de l’avance alliée sur Besançon, un groupe de résistants dont je ne découvrirai qu’à ce moment-là, le nombre et le degré d’instruction militaire). Cette mission qui illustre parfaitement la différence qu’il y a entre la guérilla des résistants dominée par l’action spontanée, et la formation d’unités encadrées dont je procède, émane, au demeurant, d’une personne que je ne connais pas et que je n’aurai d’ailleurs jamais vue. On n’en entendra plus parler à la Libération de Besançon. Je veux être parfaitement clair. J’attends mon rappel sous les drapeaux sous une forme qui me semble devoir être introduite par un contact avec l’Armée secrète, du fait de mon ancienne appartenance à l’Armée de l’Armistice. Ce contact, qui m’avait été annoncé, ne viendra pas.

Je crois bon de préciser ces points qui sont des points d’Histoire et sur lesquels je reviens dans la seconde partie du livre que je fais paraître chez Economica en cette année 2013 : Les guerres des partisans et les nouveaux conflits, où j’analyse les deux formes de résistance que sont celles des partisans d’une part, des militaires encadrés dans l’esprit des combats conventionnels d’autre part.

Ce rappel intervient donc en mars 1945. Je serai affecté sur place (Besançon) à la garde des prisonniers de l’Axe. Je ne monterai donc pas au front. J’aurai cependant, dans l’accomplissement de ma mission, à subir une blessure qui, par sa nature, m’amènera aux limites de la mort. Étant, de nuit, seul responsable de l’immense forteresse de la Citadelle de la ville (l’une des célèbres œuvres de Vauban) et de ses prisonniers, je sais combien mes hommes sont alors inquiets. Pour ma part, je dormais toujours, face à la porte de ma chambre, avec mon mas 36 armé, caché sous mes draps. J’ai donc le souci de leur moral, en même temps que de leur capacité à répondre aux impératifs. C’est sur le point d’aller sur le chemin de ronde en visite nocturne, en vue de réconforter les sentinelles, que l’une d’entre elles, paniquée et ne me reconnaissant pas, me tire dessus à bout portant avec son Mas 36. La balle passe sous le cuir chevelu. J’avais heureusement ce jour-là, très proche de l’armistice, des souliers bas. Si j’avais été en tenue de combat avec brodequins, j’aurais été abattu. J’ai été transporté d’urgence à l’hôpital Saint-Jacques de Besançon, dans la salle des grands blessés de la Première Armée où je restai dans le coma pendant plus de 24 heures.

Je tiens à ajouter ceci. Le commandement convient de répartir les soldats en fonction de la nature des missions qui leur sont confiées. D’où la notion de soldats de second rang tels que ceux que j’avais à commander. On devait estimer, en effet, que ce niveau de recrutement suffisait pour la mission demandée. Mon expérience m’a donné la conviction qu’il ne peut pas y avoir de soldat de second rang (mettons hors de cette réflexion le soldat d’élite des unités spéciales), dès lors que ce soldat est armé et plus précisément, en possession d’une arme de guerre (le Mas 36 était un fusil redoutable)

Dans l’État de mes services, signé le 19 avril 1978 par la colonel Mary, chef du bureau instruction des réserves de Dijon, ma blessure est signalée blessure de guerre (elle a été, paraît-il, par la suite reclassée en service commandé, mais je ne dispose que du papier signé par le colonel Mary). L’intitulé est le suivant : « En 1945, à la 373e Compagnie de garde des PSA à Besançon, blessure à la tête par balle, avec séton dans le cuir chevelu et incapacité partielle et temporaire de la main gauche » (il faut dire qu’après la blessure tout mon côté gauche fut paralysé).

Activité militaire entre 1945 et 1954 (la transition entre officier de troupe et officier d’État-major)

  • 1948 : période de 28 jours au 5e RTM (manœuvres en Champagne).
  • 1950 : convocation verticale au 35e RI.
  • 1951 : période au 4e RI.
  • 1952 : stage de formation ORSEM à Paris.
  • 1954 : période de quinze jours à l’EM de la 7e Région.
  • 1954 : admis comme titulaire dans le corps des ORSEM.

Activités ORSEM

  • 1960 : participation à l’exercice interallié Flash-back. Je participe à cet exercice comme chef du 2e Bureau de la 15e DIV (division d’infanterie) à Constance. La gestion de quatre observateurs allemands (dont trois officiers) m’est confiée.
  • 1963 : participation aux manœuvres nationales (exercice Jura).
  • 1965 : période à l’École militaire, ENORSEM (Paris).
  • 1970 : participation à l’exercice Bourgogne à l’EM de la 64e DM.
  • Prise de grades successifs jusqu’au grade de Lieutenant-colonel (1977).
  • 1978 : rayé des cadres. Admis à l’honorariat de mon grade.

Parallèlement à mes activités universitaires, ma phase ORSEM est un grand moment. Mes activités ORSEM se placent, en effet, dans le contexte de la Guerre froide et de la montée en puissance de l’arme nucléaire. À l’issue de ma titularisation comme ORSEM, ayant choisi d’être affecté dans le corps de bataille plutôt que dans la défense du territoire, j’ai pu être engagé, à mon niveau, dans la réflexion relative à cette montée en puissance. J’ai même eu l’occasion de donner mon avis, sur sollicitation du général commandant l’exercice, lors de la période que j’ai effectuée en 1965 à l’École militaire. J’étais alors commandant et j’assumais le commandement du 3e Bureau, dans le cadre d’une manœuvre d’EM en ambiance nucléaire. À la question que me posait ce général à l’issue de l’exercice, j’ai répondu avec la totale franchise qu’il sollicitait : « Mon Général, si nous avions été dans la réalité, vous n’auriez pas eu à m’interroger et je n’aurais pas eu à vous répondre car nous aurions, préalablement, cessé de vivre et avec nous, tous ceux qui nous entourent. »

Je pense que cette expérience, et plus largement celle que j’ai acquise dans le cadre d’une longue réflexion d’État-major, au moment où se déployait l’affrontement Est-Ouest dans un contexte de menace nucléaire récente, m’a permis de comprendre pourquoi l’arme nucléaire, initialement conçue comme une arme du champ de bataille est devenue une arme du champ politique et géostratégique. Il faut dire que je dois cette expérience exceptionnelle au fait que je suis très certainement l’un des plus vieux ORSEM de France encore vivants.

Activités IHEDN

C’est en 2001, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, que j’ai accepté de m’engager dans le cadre de l’IHEDN, en tant qu’associé. Mes activités antérieures m’avaient mis dans l’impossibilité de solliciter l’accession à un stage d’auditeur. Je m’intéressai immédiatement aux réflexions imposées par l’élaboration des rapports annuels résultant des thèmes proposés par les responsables nationaux. C’est ainsi que j’ai, sans interruption, travaillé sur les thèmes à partir de l’année 2001-2002. Nous travaillons sur le thème 2012-2013. C’est dire que j’ai pu me pencher sur les thèmes IH, durant une douzaine d’années, jusqu’ici.

Il faut dire que j’avais été préparé à affronter ce mode de réflexion, d’une part par ma formation et ma pratique universitaires, de l’autre par ma présence au sein de la Commission Française d’Histoire Militaire qui se réunissait régulièrement aux Invalides et se réunit maintenant à l’École militaire. J’avais été introduit à la CFHM par le général Delmas et le professeur André Corvisier (qui a préfacé un ouvrage militaire dont je ferai état plus loin).

Dans ce contexte, j’ai été appelé en 2006, par le Directeur des Études IH d’alors, le professeur Stéphane Kotovtchikhine, au Comité de lecture (le jury), chargé de juger de la pertinence des travaux des différentes AR et de mettre en place la restitution nationale. Les quatre années passées au sein de cet organisme ont été, pour moi, une expérience rejoignant, par le niveau, les expériences que j’avais vécues dans les grands jurys universitaires.

J’ai été amené à faire un exposé le 23 juin 2007, à l’École militaire, en tandem avec le physicien de l’atmosphère Hervé Le Treut, sur ma position de géographe-climatologue, concernant le réchauffement climatique.

Dans son numéro 141, septembre-octobre 2009, la revue Défense a publié, sous ma signature, dans le Grand dossier : climat, défense et sécurité, un article intitulé Le réchauffement climatique, l’évolution des milieux physiques et les conséquences humaines.

Dans le même numéro, j’ai signé l’article Espace extra-atmosphérique, enjeu du xxie siècle. Il s’agissait de la synthèse des travaux des diverses AR sur ce thème.

J’ai signé (en collaboration avec le colonel André Reydellet), toujours sur le thème spatial, l’article Les satellites et la Terre : de l’aventure scientifique aux enjeux géopolitiques,mis en ligne sur le site du Centre d’études stratégiques aérospatiales, le CESA (le site a été mis à jour le 12/04/2012).

J’ai présenté, en décembre 2010, une conférence à l’IHEDN/Bourgogne sur Milieux géographiques et stratégies militaires.

 
ACTIVITÉS DE SYNTHÈSE

(ANNÉES 2008-2013 : UNIVERSITÉ, ORSEM, IHEDN, CFHM)


Ma spécialité de climatologue universitaire, et plus largement de géographe, ma formation d’ORSEM, ma présence à la Commission Française d’Histoire Militaire et à l’IHEDN, m’ont amené à m’exprimer sur les problèmes de défense, sous la forme d’ouvrages, articles ou conférences.

En 2000, je publie un article dans la revue Acta geographica : Climat et stratégie : la bataille et la guerre. Cet article a été le point de départ de développements qui se sont traduits par la publication, en 2008, de l’ouvrage paru à l’Harmattan : Le Climat, la Bataille et la Guerre. La radio suisse-romande et France-Culture m’ont demandé d’en faire la présentation sur leurs antennes.

 
2008 : Le Climat, la Bataille et la Guerre : des conflits limités aux conflits planétaires.

La quatrième de couverture :

La bataille et la guerre entrent dans un système où leur sort est lié à la masse des combattants, à son aptitude à combattre, à la valeur des chefs, à la puissance des idéaux, mais aussi au caractère des conditions naturelles. Le fait est que le milieu physique joue un rôle fondamental dans sa relation avec les combattants, les matériels et la chaîne de commandement. Et pourtant, ce constat n’est pas totalement intégré à l’Art militaire et dans l’Histoire militaire, du moins pour ce qui est des affrontements terrestres (sauf intérêt pris aux reliefs, à la végétation et à l’hydrographie) car il s’impose, à l’évidence, aux marins et aux aviateurs. Le parti a donc été de montrer systématiquement la pertinence de la relation milieu physique, bataille et guerre, le milieu physique étant représenté ici par le climat qui en est le facteur dynamique par excellence, et aussi le plus ignoré dans l’Histoire militaire.

L’argumentation s’appuie sur le continuum historique, ce qui implique la prise en compte des facteurs spatiotemporels, de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Si, dans l’Antiquité et durant le Moyen Âge, les conflits étaient structurés par les espaces restreints et le temps court (un champ de bataille et le temps météorologique d’une journée : le type de temps), ils sont devenus progressivement le fait d’espaces beaucoup plus considérables (les théâtres d’opérations) et du temps long (le long terme), plus précisément en phase avec le climat.

Ainsi aboutissons-nous à l’une des plus grandes interrogations du xxie siècle : la modification des milieux physiques du fait du réchauffement climatique et la nécessité pour les hommes, y compris les militaires, d’y faire face.

 
le climat la bataille et la guerre
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  • 2011 : publication, dans la revue de géopolitique Hérodote (thème du numéro 140 : Renseignement et Intelligence géographique), d’un article intitulé Stratégies militaires et Climats. Le journal Le Monde a signalé cet article dans le compte rendu qu’il a fait du numéro d’Hérodote.
  • 2011 : j’ai présenté devant les membres de l’ONM/Côte d’or, une conférence intitulée Les grandes puissances face aux nouveaux conflits.
  • 2012 : j’ai présenté, dans le cadre de la Fondation de Lattre de Tassigny, une conférence sur Les guerres en Afghanistan.
  • 2013 : Les guerres de partisans et les nouveaux conflits : essai géo-historique sur les combats irréguliers, éditions Economica (paru dans la collection Guerres et Guerriers, dirigée par le général Éric Bonnemaison).


les guerres des partisants et les nouveaux conflits

Analyse de l’ouvrage :

La guerre des partisans traverse l’Histoire militaire. Les partisans ne sont cependant définis comme des combattants irréguliers, qu’à partir du xviie siècle. Durant toute la période qui précède la Seconde Guerre mondiale (guerres de Louis XIV, napoléoniennes et franco-prussienne de 1870-1871, en particulier), ils sont des civils ou des combattants issus des armées. Ces partisans agissent toujours à la marge des armées régulières qui mènent un combat conventionnel, discipliné, et sont dotées de puissants moyens. La Résistance française marque, entre 1939 et 1945, un tournant stratégique dans les rapports entre partisans et armées régulières. Les grands maquis (Glières, Vercors, Auvergne) sont alors pensés comme des fronts intérieurs devant aider la progression des forces régulières après débarquement. Cependant, faute d’un appui aérien venu de la France libre et des Alliés, ces maquis disparaissent dramatiquement. Les regroupements de résistants que postulaient ces maquis ont amplifié leur élimination. Le maintien dans la dispersion propre aux combats irréguliers leur aurait sans doute permis de durer. Les nouveaux conflits, qui interviennent dans la deuxième moitié du xxe siècle et au début du xxie : conflits de décolonisation (Indochine/Viêtnam/Algérie), montée en puissance de l’islamisme anti-occidental (Afghanistan/AQMI), donnent aux partisans (guerilleros) un caractère de nouveauté spectaculaire. En effet, en Indochine, en Algérie, en Afghanistan, au Sahara, ce sont désormais eux (Viêt-minh, Viêt-kong, Fellaghas, Moudjahidines, Talibans, djidahistes d’AQMI) qui s’opposent directement aux puissances majeures. On assiste alors à des affrontements hautement asymétriques, où le fort, malgré son armement, ne réussit pas à l’emporter sur le faible. Les Français et les Américains quitteront l’Indochine/Viêt-Nam, les Soviétiques, les Américains et leurs alliés, l’Afghanistan, sans victoire décisive… mais aussi sans défaite sur le terrain. Cet état de fait résulte de ce que leurs nouveaux adversaires pratiquent la dispersion, le coup de main et l’esquive, en profitant d’une géographie physique (montagnes, forêts) et humaine (immersion dans les populations) qui les rendent le plus souvent insaisissables. Les grandes puissances doivent donc s’adapter et calquer leur stratégie sur celle de leurs adversaires. D’où l’émergence de la contre-guérilla et la mise en place des forces spéciales. On en arrive alors à un prodigieux décrochement d’échelle, au moment où les puissances majeures commencent à se défier jusque dans l’espace extra-atmosphérique.

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